Allemagne : une prime record en vue pour la victoire à la coupe du monde

L’équipe nationale allemande pourrait bien s’octroyer un jackpot inédit si elle lève le trophée de la Coupe du Monde aux États-Unis, au Mexique et au Canada. Les négociations, bien que discrètes, laissent présager une manne bien supérieure à celle perçue en Qatar.

Un affichage prudent du dfb

Andreas Rettig, directeur général du DFB, s’est montré évasive sur le montant exact, mais a clairement indiqué que la prime dépasserait celle versée aux joueurs lors de la dernière édition. Une augmentation significative, motivée par les revenus considérablement supérieurs générés par le tournoi.

Si la victoire en 2014 avait permis à chaque joueur de toucher 300 000 euros, le DFB mise sur une situation différente. Joshua Kimmich et son équipe, galvanisés par leur potentiel, semblent peu enclins à négocier une prime conditionnelle à un échec précoce. Ils préfèrent, selon Rettig, « faire un shot supplémentaire après la victoire; » une approche audacieuse et révélatrice de leur confiance.

Un contexte économique particulier

Un contexte économique particulier

La situation est rendue complexe par les coûts élevés du tournoi et le paiement des primes en dollars. Le DFB a donc constitué un « marge de sécurité », comme l’a souligné Rettig, pour faire face à ces considérations financières. L’ambition est claire : récompenser les performances sans compromettre la santé financière de la fédération.

Jonathan Tah a confirmé que l'accord final était « très proche », laissant entrevoir une conclusion imminente. Cette prime record, qui remonte aux temps où les récompenses étaient symboliques – des téléviseurs, des valises et des velocipèdes pour les pionniers de 1954 – témoigne d'une ambition renouvelée et d'une exigence de reconnaissance dans le football allemand.

Un héritage prestigieux

Un héritage prestigieux

Les primes de 1954, avec leurs 200 Mark d'engagement par match et 1000 Mark pour le titre, restaient une référence. Franz Beckenbauer et ses coéquipiers de 1974 ont même dû se battre pour obtenir une indemnité de 70 000 Mark et une Volkswagen Käfer. En 1990, sous la houlette de Lothar Matthäus, la somme atteignait les 125 000 euros par joueur. Aujourd'hui, le DFB mise sur la performance et la victoire, une stratégie pragmatique et sans concession.