L'allemagne sportive face à un nouveau défi : le dosb critique le projet de loi
Otto Fricke, président du DOSB, s'oppose fermement à la version révisée du projet de loi sur le financement du sport. Malgré les ajustements, il perçoit encore des failles et promet un dossier détaillé au Chancelier. Cette opposition intervient après le faible résultat de l'équipe allemande aux Jeux olympiques d'hiver.

Le dosb conteste la domination du conseil d'administration des fondations
Fricke réitère ses préoccupations concernant la composition du conseil d'administration de l'agence de financement du sport de haut niveau. Ce dernier, selon le projet de loi, aura le pouvoir de répartir les fonds fédéraux. « Nous devons construire le financement du sport de haut niveau sur un pied d'égalité », déclare Fricke, soulignant que la majorité des deux tiers du Parlement ne répond pas à cet objectif. Le conseil d’administration comprendra six représentants politiques et trois issus du sport organisé.
Christiane Schenderlein, ministre d'État pour le sport, a qualifié la performance décevante de l'équipe allemande aux Jeux olympiques d’hiver d’« appel à la réforme ». Mais Fricke insiste : l'enjeu ne concerne pas seulement le sport, mais aussi le DOSB, les fédérations et la Politique elle-même. « Je ne peux pas seulement observer de l'extérieur et dire que l'État sait tout mieux », insiste-t-il. La complexité du financement du sport allemand est bien plus profonde que ce que l'on pourrait croire.
La réforme du financement du sport est en cours de négociation. L'approbation du Bundestag et du Bundesrat reste à obtenir. L'enjeu est de taille : garantir la pérennité du sport allemand et répondre aux attentes d'une société de plus en plus exigeante.
