Affaire anxo carro : l'audiance provincial confirme une condamnation explosive et laliga sous le feu

Un scandale éclate à Lugo, laissant un goût amer dans le monde du football espagnol. L’Audiance Provinciale a validé sans appel la sentence du tribunal correctionnel, condamnant un supporter à 9 mois de prison pour un abus sexuel survenu lors d’un match au stade Anxo Carro en 2019.

Une affaire qui résonne, malgré le délai

Une affaire qui résonne, malgré le délai

La décision, confirmant ainsi la peine initiale, est un coup dur pour l’accusé, déjà condamné à environ 1620 euros d’amende et tenu responsable personnellement en cas de non-paiement. LaLiga, qui s’était portée civile, réclame désormais 2500 euros de dommages et intérêts, une somme conséquente qui témoigne de la gravité des faits.

L’incident, survenu le 19 mai 2019, a été minutieusement documenté : un simple contact de la main, selon les faits, qui a déclenché une cascade d’effets indésirables pour la victime, souffrant de syndromes d’anxiété sévères nécessitant un traitement médical et psychologique.

Ce qui rend cette affaire particulièrement troublante, c'est le contexte. LaLiga, forte de son engagement récent pour la prévention et la lutte contre les agressions sexuelles, menait une offensive visible dans les stades. Le nouveau protocole, présenté le 26 mars dernier en présence de Fernando Grande Marlaska, Javier Tebas et Enrique Cerezo, visait à instaurer une tolérance zéro. Mais paradoxalement, cette initiative coïncide avec cette condamnation, soulignant une possible lacune dans les dispositifs de protection.

Le Real Madrid, via sa commission exécutive, exprime désormais son inquiétude quant à l’étendue des pouvoirs conférés à la Liga. Ils ne contestent pas l'objectif, mais dénoncent une intervention excessive, une forme de centralisation qui pourrait porter atteinte à l'autonomie des clubs.

La Liga, quant à elle, se veut intransigeante, affirmant que son protocole est un modèle pionnier en Europe. Mais cette affaire, qui éclate au grand jour, remet en question l’efficacité réelle de ces mesures et souligne la nécessité d'une vigilance accrue. L’image du football professionnel est en jeu, et la crédibilité de ces dispositifs est désormais ébranlée. La sanction prononcée confirme que la lutte contre les agressions sexuelles ne peut se limiter à des déclarations de principe, mais doit se traduire par des actions concrètes et des sanctions exemplaires.