Friburgo à bout de souffle : l'arbitrage cloue le rêve européen

La déception est amère dans le Bade. Le SC Fribourg, à quelques encènes d'une deuxième finale de Coupe d'Allemagne consécutive, s'est heurté à une décision arbitrale qui risque de faire gronder les gradins et de laisser des traces profondes. Plus qu'une simple élimination, c'est un sentiment d'injustice qui ronge l'équipe de Christian Schuster, à l'orée d'une saison déjà riche en émotions européennes.

Le doublé manqué, une affaire d'un instant

Le match à Stuttgart, qui s'est soldé par une victoire 2-1 en prolongation pour le VfB, avait pourtant commencé sur les chapeaux de roues. L'ouverture du score de Maximilian Eggestein, la solidité défensive de Matthias Ginter (64% de duels gagnés, un chiffre éloquent sous l'œil attentif de Julian Nagelsmann) et les parades décisives de Florian Müller, le gardien de coupe, tout laissait présager une soirée réussie. Yuito Suzuki avait même frôlé le doublé, manquant une occasion en or. Mais tout s'est effondré à la 91e minute.

Lucas Höler, lancé en profondeur, a remporté un duel physique avec Jeff Chabot, au sol, avant de tromper Alexander Nübel. Un but qui aurait pu redonner l'avantage à Fribourg, mais que l'arbitre Tobias Welz a sifflé pour une faute. Une décision instantanée, prise au milieu de l'action, privant ainsi le VAR de toute possibilité d'intervention. Une erreur d'appréciation qui a profondément affecté le coach Schuster et ses joueurs.

Schuster : « c’est dur de l’accepter »

Schuster : « c’est dur de l’accepter »

Visiblement exaspéré, Christian Schuster n'a pas hésité à exprimer son incompréhension : « Je ne sais pas pourquoi il a sifflé là. » Une réaction partagée par Bastian Schweinsteiger, consultant pour ARD, qui a qualifié la décision d'« injuste ». Même Maximilian Eggestein, auteur du premier but, a admis son incompréhension face à une décision qui a privé son équipe d'une finale potentielle. « Il n'aurait jamais dû siffler sur ce but. »

L'amertume est palpable, accentuée par le but en solitaire de Tiago Tomas en prolongation. « C'est dur à encaisser, surtout après un match comme celui-là », a concédé Höler, qui n'a pas manqué de souligner l'absence de faute : « Ce n'est pas une faute, c'est une honte. » Christian Günter, le capitaine, n'a pas non plus tari d'éloges : « Si c'est une faute, je raccroche. »

L'équipe de Schuster a ainsi manqué l'occasion de disputer une deuxième finale de Coupe d'Allemagne en deux ans, et de se lancer dans la course au titre européen. Mais au-delà du résultat sportif, c'est le goût de l'injustice qui prédomine. Le SC Fribourg a livré un match de grande qualité, méritant amplement un sort différent. La question qui se pose désormais est de savoir comment cette équipe, marquée par cet épisode, parviendra à rebondir et à poursuivre son parcours européen avec la même détermination.

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