Hamburg ose y à la guerre contre l'olympisme : un pari risqué pour tschentscher
Le rêve d’une Olympie à Hambourg ne renaît pas de ses cendres. Après un échec référendaire en 2015, le maire de la ville, Peter Tschentscher, se lance une nouvelle fois dans l’aventure, cette fois avec une approche radicalement différente.
Une stratégie méticuleusement recalculée
Loin des ambitions spectaculaires de l’époque, la nouvelle candidature mise sur une intégration discrète des Jeux dans le tissu urbain existant. Un choix pragmatique, motivé par la nécessité de maîtriser les coûts et de répondre aux critiques initiales. Pas de nouvelles infrastructures majeures, promet le maire, ce qui représente une économie considérable.
Cette approche, loin de susciter l’enthousiasme général, a déjà été tempérée par une récente enquête Infratest dimap pour le journal NDR, qui ne révèle qu’une légère préférence pour une candidature “à peu près correcte”. Les chiffres sont éloquents : 50% d’une évaluation “mauvaise” et seulement 41% d’une évaluation “bonne”. Une marge étroite, qui souligne la difficulté de convaincre une population sceptique.

La concurrence est redoutable
Tschentscher se motive en pointant du doigt les faibles taux de validation des référendums dans d’autres villes concurrentes, notamment Munich et les villes de la région de Cologne-Rhin-Ruhr. Il s'agit d'un appel à la raison et à l'espoir, un argumentaire destiné à galvaniser les électeurs hambourgeois.
L’ambition de l’équipe de Tschentscher est claire : capitaliser sur le succès de la candidature allemande à Munich et de l’éventuel projet commun avec les villes du nord de l’Allemagne pour proposer un modèle de Jeux Olympiques « durable » et « à court d’impact ». L’objectif est de démontrer que Hambourg peut accueillir les compétitions sans compromettre son équilibre urbain.
Le 31 mai approche, et avec elle, le verdict. La pression est immense pour le maire, qui mise tout sur un référendum qui pourrait bien sceller le destin de son projet. L’avenir d’une ambition de longue date est entre les mains des citoyens hambourgeois.
