Infantino répete son aliento: le mans 2026 sous le feu
Gianni Infantino vient de réaffirmer sa candidature pour un nouveau mandat à la présidence de la FIFA, une démarche jugée quasi-inéluctable par les observateurs. L’absence d’un candidat sérieux remet en question le dynamisme de l’instance dirigeante du football mondial.
Un pouvoir consolidé, mais des ombres
Le Congrès de Vancouver a confirmé la volonté de l’actuel président, qui s’appuie sur le soutien affirmé de plusieurs confédérations continentales – CONMEBOL, CAF et AFC – pour assurer sa place au sommet. Dix voix supplémentaires de l’Amérique du Sud viennent renforcer cette position confortable.
Cependant, l'UEFA reste muette, un silence qui nourrit les interrogations quant à la véritable adhésion de ce bloc continental. L'accord de 2016, censé moderniser la FIFA, semble avoir été relégué au second plan, laissant planer un doute sur la direction prise.
La clause statutaire, héritée d'une décision de 2014, lui permet d'exercer jusqu'en 2031, une situation qui, selon les calculs, signifierait cette année-là sa dernière présidence. Les controverses liées à ses liens avec Donald Trump, et la contestation par Fair Square, demeurent un point sensible.

Le statut d'institution, une question centrale
Infantino se targue d’avoir transformé la FIFA en une organisation “respectée et crédible”, capable de jouer un rôle majeur sur les tables rondes internationales. Une vision audacieuse, mais contestée par ceux qui estiment que les réformes de 2016 ont été amoindries. Les records de revenus de la FIFA sous sa direction sont indéniables, mais ils ne suffisent pas à dissimuler une concentration du pouvoir qui suscite des inquiétudes.
L’affaire iranienne, avec l’absence de la délégation iranienne au congrès, rappelle les tensions persistantes autour de la politique de la FIFA. Ce dernier reste cependant une entité influente, malgré les critiques. La prochaine élection, en 2023, s’annonce comme une simple formalité.
