La dgt lance une nouvelle campagne de contrôle de vitesse en espagne
Depuis aujourd'hui et jusqu'au 19 avril, la DGT met en place une nouvelle campagne spéciale de contrôle de vitesse dans tout le pays. L'exécessif de vitesse est derrière plus de 20% des accidents mortels et reste l'un des comportements les plus répandus chez les conducteurs, selon la plainte de Tráfico.

La dgt active sa semaine clé : plus de contrôles sur les routes et en ville
Depuis lundi 13 avril et jusqu'au dimanche 19, la DGT développera cette campagne, l'une des plus redoutées par les conducteurs de toutes celles qu'elle lance pendant l'année. Au cours de ces sept jours, les agents de la Guardia Civil, ainsi que les policiers locaux des communes qui souhaitent adhérer à l'initiative, augmenteront leur présence de contrôles, tant sur les voies interurbaines que sur celles urbaines.
L'objectif de la DGT est clair : réduire l'un des facteurs de risque les plus déterminants dans la sinistralité routière, à la fois au niveau national et européen.
Les contrôles seront étendus, car ils concerneront tout type de voie, mais il y aura des zones spécialement surveillées. Ainsi, Tráfico insistera sur les tronçons où la vitesse est le plus associée aux accidents graves, ainsi que sur les points où se concentrent un plus grand nombre de sinistres. Certains contrôles ne seront pas cachés, mais seront annoncés à travers des panneaux de message variable ou de signalisation occasionnelle, de manière à avoir un caractère dissuasif pour les conducteurs.
Le chiffre qui préoccupe Tráfico : 60% des conducteurs reconnaissent qu'ils courent plus de la compte
Un des éléments qui expliquent cette offensive, selon la DGT, est particulièrement révélateur : environ 60% des conducteurs reconnaissent circuler au-delà des limites sur les routes conventionnelles. En ville, le pourcentage s'approche de 50%, et sur les autoroutières et les autoroutes, il dépasse même 60%. C'est cet argument que Tráfico s'appuie pour organiser ce type de campagnes. ainsi que les chiffres de décès en accident, où la vitesse est un facteur clé.
L'excessif de vitesse, derrière plus de 300 morts par an en Espagne
La vitesse inadéquate se maintient comme l'un des facteurs les plus meurtriers sur les routes espagnoles, selon les registres de Tráfico. En 2024, elle était présente dans 22% des accidents mortels, pour un total de 307 décès, soit 5,5% de plus que l'année précédente. Il s'agit du troisième facteur concurrent le plus fréquent dans les accidents avec des victimes mortelles, ce qui renforce, aux yeux de la DGT, la nécessité de ces campagnes de contrôle.
La DGT assure que certains contrôles seront dissuasifs
La DGT confirme la relation directe entre vitesse et risque. Plus la vitesse est élevée, moins la capacité de réaction, plus grande la distance de freinage et plus réduit le champ de vision. De fait, un accroissement de seulement 10 km/h peut doubler la probabilité d'un accident mortel. À l'inverse, réduire de peu la vitesse moyenne pourrait éviter plus de 2 200 morts par an en Europe. Les conséquences s'aggravent également : à partir de 80 km/h, il est presque impossible que piéton survivante à un trottoir.
Les derniers chiffres des campagnes de ce genre ne sont pas précisément positifs, car en août 2025, on a enregistré 68 662 déclarations, soit 6,7% du total des véhicules contrôlés. Cela représente le pourcentage de multes le plus élevé des sept campagnes dernières.
L'excessif de vitesse est l'une des principales causes de décès sur les routes
Cette campagne repose sur un réseau de contrôle de plus en plus large. Au mois de février dernier, 33 nouveaux radars sont entrés en fonctionnement sur les routes espagnoles, dont 20 fixes et 13 tronçonnés, répartis dans onze communautés autonomes. À ces radars s'ajoutent les radars mobiles et d'autres formules de suivi (notamment la surveillance aérienne à partir d'hélicoptères ou de drones) qui permettent d'intensifier les contrôles pendant ces jours.
