Rivero, la scientifique boxeuse : une surprise au chapitre

Isabel Rivero, championne du monde des 46,2 kg, revient sur le ring ce dimanche à Valladolid, une ville qui la voit défiler. Plus que le titre, c’est l’histoire improbable de cette scientifique en pleine possession de sa lucidité qui captive.

De la pharmacie aux coups de poing : un pari audacieux

Loin des clichés du sportif de haut niveau, Rivero, 38 ans, a trouvé dans le pugilisme un exuto pour le stress d’une longue journée passée dans un laboratoire pharmaceutique de recherche. Un choix personnel, loin des calculs financiers, pour préserver un équilibre fragile. Elle concède même, avec une honnêteté rare, que le box-off est un simple hobby, une passion qui nourrit son esprit mais ne lui assure pas la survie.

Une championne improbable, un défi surprenant

Une championne improbable, un défi surprenant

La vallisoletana affronte la Taïwanaise Watcharaporn Namphon, une pugiliste expérimentée et redoutable, dont les images de combat sont rares. Rivero se prépare avec méthode, axant ses entraînements sur la défense et la capacité à réagir en milieu de combat. Elle ne dévoile pas ses intentions, mais évoque une rivale agressive, prête à tout pour remporter le titre.

Un soutien local indéfectible

Un soutien local indéfectible

Valladolid vibre. Une légion de fidèles se rendra au Cúpula del Milenio pour encourager leur championne. Cette troisième championne féminine de l'histoire du boxe espagnol, après María Jesús Rosa et Joana Pastrana, bénéficie d'un soutien populaire considérable. Un encouragement qui, selon elle, est d’autant plus précieux qu’elle n’est pas du genre à se faire remarquer en dehors des combats.

La réalité économique du sport

Rivero insiste sur le fait que vivre uniquement de ses combats est une chimère, surtout pour les femmes. Elle a toujours eu les pieds sur terre, conscient des réalités économiques du sport. Elle a même sollicité une « suspension sans solde » auprès de son employeur pour se consacrer à sa passion, un geste qui témoigne de son engagement personnel. ‘Reconnaît que son nouveau statut n’a pas encore eu un impact économique significatif,’ déclare-t-elle avec une certaine résignation.

Au-delà des scores, l'esprit sportif

‘Il faut toujours essayer de s'améliorer, de se dépasser,’ affirme Rivero, ‘sinon, on perd la motivation.’, Une philosophie qui transcende les enjeux financiers et se concentre sur l’esprit sportif. Elle rêve de se mesurer à des adversaires de premier plan, comme à Tokyo, mais privilégie une approche pragmatique, privilégiant la prudence et la stabilité. ‘Il faut prendre les choses étape par étape,’ conclut-elle avec sagesse. ‘L’ambition doit rester mesurée.’