Valencia basket : martínez, réal y pragmatique, minimise l'avantage du roig arena face au panathinaikos
Pedro Martínez, entraîneur du Valencia Basket, a balayé les espoirs de son public en affirmant que le fait de jouer à domicile ne lui conférerait aucun avantage contre le Panathinaikos en quarts de finale de l’Euroligue. Une déclaration audacieuse, qui place la supériorité financière du club grec au cœur de la stratégie.
Un budget, pas une pelouse, qui dicte le destin
« Jouer à domicile ou à l’extérieur, ce n’est pas ce qui donne la faveur, c’est les millions que vous avez investis dans des joueurs de classe mondiale », a-t-il tranché lors d’une conférence de presse. Martinez souligne un contraste saisissant : tandis que les « Orange » disposent de jeunes talents prometteurs, le Panathinaikos, un véritable « transatlantique », est construit sur la base d’une puissance financière inégalée. Il a même fait référence à la récente défaite contre le Real Madrid, sans chercher à minimiser la déception, soulignant que cela faisait partie du processus et qu’une similarité est à prévoir face au Panathinaikos.
« Nous espérons être compétitifs », a admis Martinez, mais avec une nuance cruciale. Il reconnaît la taille du défi, le Panathinaikos étant « conçu pour gagner la compétition ». Ses ambitions sont « beaucoup plus modestes », mais l’équipe est « pleine d’illusions ». Une lucidité qui rappelle que le club grec vise bien plus qu’une simple qualification pour la Finale 4 : il aspire à la gloire.

L’expérience, un atout fragile
Seulement Matt Costello et Darius Thompson possèdent l’expérience nécessaire pour affronter un adversaire de ce calibre. Martinez insiste sur le fait que le facteur terrain sera moins déterminant qu’en phase finale. « Le facteur terrain devient décisif si vous atteignez le cinquième. Le Panathinaikos a énormément d’expérience et je ne pense pas que cela l’affectera. »
La présence de Ergin Ataman, entraîneur légendaire du Panathinaikos, est également reconnue. « Gagner avec une équipe est difficile, le faire avec plusieurs est impressionnant », a-t-il commenté. Martinez évoque également une légère blessure de Xabi López-Arostegui, mais s'attend à pouvoir compter sur ses quatorze autres joueurs, dont Jaime Pradilla et Omari Moore, revenus après une absence due à une blessure.

Adaptation et imperfection : la clé du succès
Martinez a souligné la qualité et la polyvalence des joueurs grecs, évoquant des « nombreux scénarios possibles ». Il appelle son équipe à l’adaptation et à la convivence avec l’erreur. « Il n’existe pas de match parfait, encore moins contre une équipe qui vous provoque des erreurs. » La gestion de l’imperfection, de la maladresse, devient alors une nécessité. « On ne peut pas espérer un match parfait pour gagner », a conclu l’entraîneur. « Nous espérons des choses différentes du Panathinaikos, mais il est impossible de tout contrôler. »
Une fin pragmatique
L’entraîneur 'taronja' a finalement souligné que le Panathinaikos, malgré son budget conséquent, est un adversaire redoutable. Il se méfie des surprises et s’engage à réagir avec détermination face aux imprévus, en s'appuyant sur les bases du travail effectué. La victoire, selon Martinez, ne dépend pas d’une stratégie préétablie, mais de la capacité d'adaptation et de la persévérance. »n
